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Un site de Jank

Dans le petit bois...

A cinq minutes de chez moi, en pleine nature, se trouve une boîte de nuit localement réputée et très fréquentée. Juste au-delà du parking, derrière un rideau d’arbres, un petit pré constitue un “ terrain de jeux “ idéal, en été, pour les couples d’un soir  - ou davantage - en mal d’ébats amoureux. Du bois qui le surplombe on voit, quand les conditions sont favorables, absolument tout ce qui se passe dans ce pré... Et les conditions sont très souvent favorables... D’abord parce que le puissant projecteur de l’établissement entretient jusque là une clarté suffisante pour distinguer bien des choses palpitantes... Ensuite, parce que les nuits de pleine lune on y voit pratiquement comme en plein jour... Un vrai régal!... Enfin parce que de temps à autre les phares d’une voiture qui manoeuvre sur le parking projettent une lumière crue sur des scènes du plus haut intérêt...

 

A la belle saison  je  “ campe “ très souvent dans ce bois. Je ne suis pas le seul. Il bruisse d’ombres silencieuses et passionnément attentives qui se croisent parfois sans toujours oser vouloir se discerner… Est-ce que les couples là en dessous ont conscience de ces regards qui les étreignent? A moins d’être singulièrement naïfs ils les savent au moins virtuellement possibles et cette perspective contribue sans doute à leur excitation... A moins qu’ils soient tellement insérés dans leurs instants à eux que plus rien d’autre ne compte et qu’ils aient totalement gommé le monde extérieur... J’ai parfois passé là-bas des nuits totalement  blanches. Dans tous les sens du terme. Rien, absolument rien, à se mettre sous la rétine. C’est malgré tout assez exceptionnel. D’une façon générale il y a en moyenne, quand le temps s’y prête, deux à trois visites par nuit dont la durée est extrêmement variable. Dans les meilleurs des cas c’est jusqu’à sept ou huit couples qui viennent successivement s’ébattre avec plus ou moins de fougue. Parfois en arrivant un couple trouve la place déjà prise. Certains battent alors en retraite. D’autres s’installent malgré tout à distance respectable. Pour le spectateur attentif cette situation est toujours délicieusement troublante...

 

Je n’ai jamais regretté les longues heures d’attente consenties même infructueuses... C’est souvent au moment où l’on pense finalement à renoncer que surgit enfin ce qu’on espérait. Et la vision des corps peu à peu dénudés, leur enchevêtrement exalté, la fougue avec laquelle ils vont chercher leur plaisir, les soupirs, les halètements, les gémissements, les plaintes éperdues parfois de la femme qui atteint l’extase dédommagent largement de la patience dont on a longuement dû faire preuve jusque là... L’année de la canicule c’était d’ailleurs fréquemment au tout petit matin, juste après la fermeture, quand il faisait encore - pour peu de temps - délicieusement bon que se jouaient les partitions les plus débridées, celles dont je profitais le mieux parce que le jour était levé...

 

Au fil du temps se tisse tout un entrelacs de liens ténus, mais pourtant forts - qu’il est le seul à connaître - entre celui qui observe et ceux qu’il observe. Telle jeune femme est une inconditionnelle du “ pré du bas “ qu’elle fréquente assidûment avec des partenaires chaque fois différents. Telle autre fera quatre apparitions successives, au cours de la même nuit, avant de disparaître pour de longues semaines. Une autre encore a systématiquement des orgasmes bruyants et ravageurs… De temps à autre surgissent des situations totalement inattendues et, par là même, particulièrement cocasses... Un jour un homme d’une cinquantaine d’années est venu récupérer manu militari une jeune femme - sa fille? sa maîtresse? son épouse? - d’une vingtaine d’années qu’il a entraînée fermement derrière lui tandis qu’elle essayait désespérément de se reculotter en protestant sans véritable conviction... Une autre fois c’est une femme brune qui a inopinément surgi pour interrompre un tête à tête amoureux... Sa rivale a voulu prendre la fuite, à la course, vers le fond du pré, nue de la taille aux pieds. Elle l’a poursuivie, rattrapée… Gifles, griffures, tirage de cheveux. Tout y est passé. Elles ont fini par rouler par terre comme des furies dans un corps à corps qui, pour n’avoir vraiment rien d’amoureux, n’en dévoilait pas moins bien des choses.

 

Et puis il y a eu ce matin d’Août 2003... La boîte venait de fermer... J’avais attendu encore un peu... Au cas où... On sentait qu’il allait faire exceptionnellement chaud... Avant de redescendre j’ai encore voulu aller jeter, de là-haut, un coup d’œil à droite sur le parking… Et là !... Je n’en ai tout d’abord pas cru mes yeux : seule à côté d’une 205 rouge, l’air complètement désemparé, une jeune femme totalement nue marchait de long en large en faisant de grands gestes... De temps à autre elle secouait la portière avec rage, abandonnait, impuissante, semblait se décider d’un coup, marchait d’un pas décidé vers la route pour revenir presque aussitôt sur ses pas... Perplexe et ravi, j’ai observé très longuement la scène, avec d’autant plus de délectation que mes jumelles me confirmaient que la fille était particulièrement bien faite... Et sa tête me disait quelque chose en plus... Je l’avais déjà vue... sûrement... mais où?... Ca m’est revenu d’un coup: elle était caissière dans une grande surface où j’allais quelquefois faire mes courses, à une cinquantaine de kilomètres de là... La situation ne manquait pas, à l’évidence, d’un certain piquant...

 

C’est ce qui m’a décidé... J’ai fait demi-tour à travers le bois, je suis redescendu par l’autre côté, j’ai récupéré ma voiture à l’entrée du petit chemin de terre où je la laisse toujours, par souci de discrétion, et j’ai pris la direction du parking... Je m’y suis résolument engagé, suis venu m’arrêter juste à côté de la 205 derrière laquelle elle s’est dissimulée en m’entendant arriver. Je suis descendu... - Vous êtes en panne? - Non, non!... C’est bon!... Juste sa tête qui dépassait par-dessus le toit.... Comme pour venir lui parler j’ai commencé à contourner la 205... Elle aussi… Au fur et à mesure que j’avançais… Pour me dissimuler son “état”... On en a fait trois fois le tour et elle a finalement capitulé... J’ai fait mine de découvrir sa situation: - Mais qu’est-ce qui vous est arrivé? Qu’est-ce qui s’est passé?... - Rien... rien... Des conneries... Et, dans un geste d’impuissance navrée… - J’ai pas les clés… - Bon !... Mais vous pouvez pas rester là… Allez !... Je vous emmène chez moi… A 9 heures, dès l’ouverture, on appellera un garagiste et… Elle a jamais voulu... Sûrement pas… Pas question qu’elle vienne chez moi… - Chez vous alors? - Oui, ben alors là ce serait le bouquet !... S’il faut que j’explique ça à mon mari… Il fallait bien trouver une solution pourtant!... On a cherché... Un bon moment... J’avais beau m’efforcer de m’en défendre, mes yeux ne cessaient pas de vouloir aller se poser en bas sur la petite foune à découvert très légèrement ombrée d’une toison châtain clair frisottante... A deux reprises elle y a ramené ses mains en coquille un court instant, a renoncé... Finalement est-ce que je pouvais l’emmener chez une copine? Mais c’était loin... Trente kilomètres... - Allez, on embarque!...

 

Pendant le trajet elle a enfin consenti à raconter ce qui s’était passé... Au cours de la soirée un type l’avait draguée… Qui lui plaisait bien… Elle était montée avec lui dans sa voiture garée à l’écart là-bas un peu plus loin… Seulement ce qu’elle ne savait pas c’est qu’il avait une « pétasse » qui le surveillait… Qui leur était tombée dessus au plus mauvais moment… Une folle… Une hystérique… Qui l’avait sortie de la bagnole… Qui s’était mise au volant et avait démarré en trombe sans même lui laisser le temps de reprendre son sac et ses vêtements... Elle était restée dissimulée dans les taillis jusqu’à ce que la boîte et le parking se soient vidés et elle était revenue à sa voiture sans bien savoir pourquoi... Qu’est-ce qu’elle pouvait faire d’autre n’importe comment?... - Heureusement que moi je passais par là alors finalement !... Elle n’a pas répondu… Elle a gardé les yeux obstinément baissés…

 

Il était près de sept heures... Les villages qu’on traversait étaient encore déserts... Pourtant, par précaution, chaque fois elle ramenait ses mains sur ses seins... - Tu sais qu’on se connaît? - Ah oui?!... Elle s’est tournée vers moi, stupéfaite... - Oui!... Plusieurs fois je suis passé à ta caisse... Elle est devenue écarlate - Oh, il y en a tellement des clients... On y fait pas attention... Vous direz rien au moins?... - Mais non!... - Non, parce que alors là je vous dis pas les tas d’ennuis que ça me ferait avoir !...

 

A droite... A gauche... A droite... C’était en plein centre ville... Encore personne dehors, mais : - Je peux quand même pas descendre comme ça!... C’est moi qui suis allé sonner... Qui ai été obligé d’insister longtemps... Une fille en peignoir toute ébouriffée, ahurie, a fini par m’ouvrir, par rassembler quelques vêtements sans vraiment comprendre ce que je lui racontais... Elle ne pensait manifestement qu’à retourner se coucher au plus vite... Dans la voiture elle s’est habillée en jetant constamment des coups d’œil inquiets dans la rue autour d’elle… - Bon, ben au revoir, merci... Et elle s’est retournée avec un petit signe de la main avant de disparaître dans l’immeuble...

 

Chaque fois que je vais faire mes courses là-bas je passe systématiquement à sa caisse et chaque fois elle rougit… On échange quelques mots, quelques banalités sans jamais faire la moindre allusion à ce dimanche d’Août...

bastien159159@yahoo.fr